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Stratégies Saint-Laurent s'inquiète des retombées de la décision de la Ville de Montréal en matière de rejet des eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent

fleuve_riveStratégies Saint-Laurent (SSL) suit avec attention le dossier du déversement des eaux usées de Montréal dans le Saint-Laurent dans le contexte des travaux d’entretien du système de traitement des eaux usées (intercepteur sud-est). Des équipements qui datent de 25 ans et qui nécessiteront, assurément, dans l’avenir, d’autres travaux d’entretien. À l’origine, les responsables des équipements n’ont pas su prévoir des alternatives techniques en cas de bris ou d’entretien. C’est ce manque de prévoyance, doublé d’une communication déficiente et d’une concertation quasi inexistante, qui fait couler… autant d’encre, que d’eaux usées. 

SSL déplore aussi que les deux paliers gouvernementaux supérieurs n’aient pas réussi à conclure, à ce jour, d’entente pour la gestion des eaux usées et préfèrent, actuellement, se renvoyer la balle. Aussi, les autorités municipales sont assurément responsables d’une part du cafouillage médiatique car les communications comme les processus de concertation ont fait largement défaut. Il faut maintenant apprendre de cette expérience.

Au-delà de l’impact environnemental, à proprement parlé, Stratégies Saint-Laurent appréhende que d’autres retombées de cet événement surgissent, soit que :

  • Cet événement constitue « un précédent » pour des travaux majeurs et justifie des projets ou des « autorisations » de polluer qui risquent de devenir, éventuellement, la norme, dans des contextes tout autres, où des solutions ou des alternatives seraient envisageables;
  • Le sous-financement des programmes scientifiques visant les suivis environnementaux soit aussi d’actualité. Ainsi, si de tels projets devaient être autorisés, le ministère devrait, à tout le moins, prévoir des mesures de mitigation et de compensation importantes, voire dissuasives dans le futur, et notamment envisager de générer des redevances sur l’eau (sous le principe du pollueur-payeur). Le financement devrait pouvoir être ensuite mis au service de programmes scientifiques d’acquisition de données, mais aussi d’acquisition de technologies assurant une meilleure « gestion » des projets futurs;
     
  • À titre de réseau d’organismes, agissant en concertation, impliqués dans la mise en oeuvre de la gestion intégrée du Saint-Laurent (GISL), nous ne pouvons que constater que le processus décisionnel lié à ce projet a été carencé, et qu’il ne s’est pas fait de façon transparente et intégrée. Les témoignages, nombreux, et notamment ceux des maires de la région, le démontrent. Il faut donc espérer que la GISL favorisera désormais la prise de décision concertée, et ce, bien en amont des décisions liées à ce genre de projet ;
Pour lire le communiqué de presse complet >>>

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