Articles

"Le Saint-Laurent: un géant fragile"

fleuveL'émission La semaine verte, diffusée à la tv de Radio-Canada, le samedi à 17h, consacrera deux de ses émission au fleuve Saint-Laurent les samedis 9 et 16 février avec une rediffusion les 10 et 17 février à 12h30.

Lors de ces deux émissions vous aurez l'opportunité de clavarder, en direct, avec France Beaudoin, sur le site de l'émission, en créant un compte et en vous y connectant.

Figure emblématique du Québec, le Saint-Laurent a été exposé jusque dans le dernier tiers du vingtième siècle à de nombreuses sources de pollution qui ont souillé son eau et affecté sa biodiversité. De vastes efforts ont été déployés pour remédier à la situation, et le géant a pris du mieux. Mais des menaces persistent alors même que de nouvelles se dessinent. Une descente du fleuve, des Grands Lacs aux Îles-de-la-Madeleine, permet de refaire le point sur son état de santé tout en réaffirmant l'importance de son écosystème.

La première de deux émissions consacrées au fleuve, portera sur la pression qu'exercent les rejets industriels et la croissance démographique sur le lac Ontario.
On y traitera des efforts qui ont été menés par la ville de Toronto pour améliorer la situation et finalement règler les problèmes de pollution les plus graves.
De l'autre côté, à Montréal, les eaux usées ne sont pas traîtées et c'est l'équivalent de la moitié des eaux usées de la province qui est rejeté au fleuve. Coliformes fécaux, virus, micro-organismes et médicaments sont renvoyés directement dans le Saint-Laurent.

La deuxième émission  portera sur le lac Saint-Pierre, mal en point, et sur lequel il est urgent d'agir. L'agriculture intensive, la présence d'espèces envahissantes et les changements climatiques ont de lourdes conséquences sur ce lac et sa population de perchaudes.
Dans le parc marin Saguenay-Saint-Laurent, la création d'une aire marine protégée ne rime toujours pas avec le rétablissement de la population de bélugas.

Les eaux profondes de l'estuaire maritime et du golfe se réchauffent, s'acidifient et manquent d'oxygène, ce qui laisse présager des changements dans les écosystèmes.

Sur la Côte-Nord et dans le Bas-Saint-Laurent notamment, l'érosion des berges prend de l'ampleur et menace des plages et des marais salés.

Et aux Îles-de-la-Madeleine, les changements climatiques provoquent la quasi-disparition de la banquise l'hiver et annoncent des variations dans les routes migratoires de certaines espèces. La biodiversité y est encore très abondante, si bien qu'un projet d'aire marine protégée est présentement à l'étude.

Mais les projets d'exploration gazière et pétrolière dans le golfe soulèvent beaucoup d'inquiétude.

PARTAGER

Réalisation et hébergement signés tegara.ca

Admin